Default profile photo

27 Juillet 2017 | 4, Av 5777 | Mise à jour le 27/07/2017 à 13h10

29 juillet 2017 - Chabbat Devarim (Chabbat 'Hazon) : 21h16 - 22h31

Rubrique Moyen-Orient/Monde

Trump froisse la communauté juive

De retour en Europe, à l’occasion du sommet du G20 à Hambourg, Donald Trump a d’abord choisi de faire escale en Pologne, l’un des rares pays européens avec lequel le dirigeant américain entretient de bonnes relations.

Après un premier voyage officiel tendu sur le vieux continent en mai dernier, Donald Trump pensait ainsi redorer le blason des Etats-Unis en Europe. « Les Américains, les Polonais et les nations d'Europe chérissent la liberté individuelle et la souveraineté », a-t-il déclaré dans un discours appelant l’occident à défendre ses traditions. Mais en cherchant à séduire le gouvernement polonais, le président américain s’est aussi attiré les foudres de la communauté juive qui n’a pas apprécié de voir Donald Trump prononcer son discours au monument dédié à l’insurrection de Varsovie, plutôt que de se recueillir devant celui des héros juifs du ghetto.
« Depuis la chute du communisme en 1989, tous les présidents et vice-présidents américains qui se rendent à Varsovie mettent un point d’honneur à se rendre sur ce site », notent dans une déclaration commune le grand rabbin de Pologne Michael Schudrich, la présidente de la communauté juive de Varsovie Anna Chipczynska et le président de l’Union des communautés juives de Pologne Leslaw Piszewski. « Nous regrettons que le président, qui s’est exprimé à environ un kilomètre de ce monument, ait choisi de rompre avec cette tradition », concluent-ils, choqués.
Le choix mémoriel de Donald Trump a été interprété par plusieurs universitaires comme une volonté de flatter le gouvernement polonais qui cherche ces dernières années à réhabiliter la résistance polonaise tout en relativisant les persécutions des juifs. « Du point de vue du gouvernement, être polonais, c’est être éthniquement polonais, parler la langue polonaise et être catholique », a réagi Barbara Kishenblatt-Gimblett, directrice du musée des juifs de Pologne à Varsovie.
Contrairement à Donald Trump, sa fille Ivanka, (qui s’est convertie au judaïsme) s’est elle rendue au monument des héros juifs du ghetto ainsi qu’au musée des juifs de Pologne. Ce dernier a été financé en partie par des philanthropes américains comme Sigmund Rolat, Ronald Lauder ou encore Tad Taube qui participent activement à la reconstruction du judaïsme en Pologne.

Powered by Edreams Factory