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18 Novembre 2017 | 29, Heshvan 5778 | Mise à jour le 17/11/2017 à 12h11

25 novembre - Chabbat Vayétsé : 16h43 - 17h53

Rubrique Israël

Les déboires de Teva

(flash90.)

Rien ne va plus pour le géant pharmaceutique israélien. Sans PDG depuis des mois, Teva a vu son titre dévisser en bourse et annonce près de 7 000 licenciements à travers le monde.

La chute de Teva a réveillé les marchés financiers en plein repos estival. Début août, son titre perdait près de 10% à New York et plus de 17% à Tel-Aviv. Le groupe pharmaceutique israélien venait d’annoncer des résultats calamiteux pour le 2e semestre avec près de 6 milliards de dollars de pertes. Le marché des médicaments génériques sur lequel Teva avait jusque-là bâti sa stratégie de croissance est devenu beaucoup trop compétitif et n’est plus aussi rentable que par le passé, principalement aux Etats-Unis. En rachetant son concurrent Actavis pour 40 milliards de dollars, Teva a fait une mauvaise affaire. Et pour couronner le tout, le brevet sur son médicament fétiche, le Copaxone pour le traitement de la sclérose en plaques, expirera à la fin de l’année. 

Pour se sortir de l’ornière, Teva étudie un plan de restructuration d’urgence, qui devrait inclure plus de 6 000 suppressions de postes dans les quelque 69 usines du groupe à travers le monde. 110 licenciements ont déjà été annoncés pour l’une des deux unités de production établies en Israël. 

Depuis la disparition en 2011 d’Eli Hurvitz, son patron historique, Teva s’est révélé incapable de lui trouver un successeur et surtout une stratégie. Hurvitz tenait plus que tout à ce que l’entreprise reste israélienne et en Israël. La majorité de ses actionnaires est aujourd’hui à l’étranger et Teva se cherche désespérément un sauveur, même hors des frontières. 

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