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21 Septembre 2017 | 1er, Tishri 5778 | Mise à jour le 20/09/2017 à 12h11

Rubrique Israël

Les Israéliens inquiets de la situation en Syrie

Binyamin Netanyahou invité par le président russe Vladimir Poutine (FLASH90)

Binyamin Netanyahou s'est entretenu le 23 août avec le président russe Vladimir Poutine de la préoccupation suscitée en Israël par le renforcement des forces de l'Iran et du Hezbollah en Syrie.

Reçu le 23 août à Sotchi  par le président russe Vladimir Poutine, Binyamin Netanyahou a exprimé l'inquiétude suscitée en Israël par la présence de plus en plus menaçante des forces iraniennes et de leurs alliés en Syrie. « Là où l'Etat islamique en déroute disparaît, l'Iran prend pied », a-t-il déclaré, qualifiant le pays des ayatollahs de « menace » pour « Israël, pour le Moyen-Orient et pour le monde entier ». 

Le Premier ministre de l’Etat hébreu estime que « l’Iran fait d'énormes efforts pour renforcer sa présence en Syrie ». Il accuse la République islamique « d’armer des organisations terroristes et de parrainer et de susciter le terrorisme ». 

Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, Israël suit avec la plus grande attention l'évolution de la situation chez son voisin. En juillet, le Premier ministre de l'Etat hébreu avait exprimé son opposition à la trêve initiée par les Etats-Unis et la Russie dans le sud de la Syrie, qui pourrait, selon les services de renseignements israéliens, renforcer la présence de l'Iran près de la frontière de l'Etat hébreu sur le Golan. 

L'entretien entre Vladimir Poutine et Binyamin Netanyahou, qui était accompagné de plusieurs hauts responsables des services de sécurité israéliens, parmi lesquels le directeur du Mossad, Yossi Cohen, s'est déroulé dans une bonne ambiance et a duré plus de trois heures. On ignore cependant quelles garanties les représentants de l'Etat hébreu ont obtenu de leurs interlocuteurs russes. Interrogé par des journalistes, M. Netanyahou s'est montré très discret à ce sujet. 


Une bonne ambiance

La situation créée par l'accalmie actuelle en Syrie est en effet très préoccupante pour Israël. Les forces militaires déployées par Téhéran à travers la Syrie comportent des soldats iraniens, quelque 5 000 combattants du Hezbollah et plusieurs milliers de membres des milices chiites venues d’Afghanistan, du Pakistan et d’Irak. 

Ces forces font partie intégrante du corps expéditionnaire spécial des Gardiens de la Révolution iranienne constitué pour combattre en Syrie. Elles pourraient s'enraciner dans le pays et y construire des infrastructures qui menaceraient l'Etat hébreu tout au long de ses frontières avec la Syrie et le Liban. 

Les Etats-Unis et la Russie travaillent actuellement à la formulation d’un accord devant mettre fin aux combats en Syrie. Grâce aux arrangements russo-américains, on observe un déclin dans l’intensité des combats depuis mai dernier et l'on pourrait aboutir assez rapidement à un accord sur le statut final.

Israël craint que l’Iran et le Hezbollah exploitent la situation pour transformer la Syrie en une sorte de protectorat. La principale inquiétude concerne le déploiement de forces de Téhéran et du Hezbollah du côté syrien du Golan, sur la frontière avec Israël. 

Une délégation israélienne de haut rang envoyée à Washington voilà quelques semaines est rentrée en Israël sans avoir pu obtenir de garanties concernant l’engagement des Américains à faire en sorte que tout accord mettant un terme à la guerre en Syrie comprenne l’évacuation des forces militaires iraniennes, du Hezbollah et des milices chiites du pays. 

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