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24 Novembre 2017 | 6, Kislev 5778 | Mise à jour le 24/11/2017 à 14h02

2 décembre - Chabbat Vayichla'h : 16h38 - 17h50

Rubrique Sport

Mitroglou à l'OM: 5 choses à savoir sur l'attaquant qui va séduire le Vélodrome

Mitroglou à son arrivée à Benfica en 2015 (Twitter Benfica).

Le club marseillais aurait trouvé un accord avec Benfica pour le buteur grec.

Mitroglou, surprise du money time

Il aura fallu attendre les dernières heures du mercato pour que son nom sorte du chapeau. Annoncé mercredi comme la priorité numéro 1 de l’OM en attaque, selon une information du media portugais O Jogo, confirmée par Telefoot, Mitroglou sera donc le prochain buteur du club marseillais, selon l'Equipe. Le montant du transfert serait de 15 millions d'euros pour... 50% des droits économiques du joueur. Le contrat serait d'une durée de 4 ans.

Carlos Bacca à Villareal et Jovetic chippé par Monaco, Moussa Dembélé trop cher (25 millions), Divock Origi dans l’expectative du transfert de Thomas Lemar vers Liverpool, c’est donc vers l’attaquant grec de Benfica se sont tournés les dirigeants marseillais sur lesquels la pression ne cessait de grimper après un début de saison en dent de scie et des promesses de « grand attaquant » pas (encore) tenues. 

Grec de culture allemande

La famille du jeune Mitroglou quitte Kavala pour s’installer en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, en Allemagne, au début des années 1990. Les qualités de Konstationos lui permettent de percer chez les jeunes au Borussia Mönchengladbach. Mais l’aventure tourne court : l’attaquant n’est pas conservé. Nouvel exil ou plutôt retour à son autre « maison ». Il signe à l’Olympiakos à l’été 2007. « C’était dur pour moi, mais c’était important pour ma carrière. J’ai quitté ma famille, mes amis et le lieu où j’ai grandi pour la Grèce, un pays qui ne m’était pas complètement étranger, mais dont je ne parlais pas la langue », se souviendra le joueur.

Quatre ans plus tard, ses 16 bus en 28 matchs de championnat sous les couleurs du Panionios, où il a été prêté, l’impose comme une des valeurs sûres du championnat et de la sélection championne d’Europe 2004.

Surnom : « El pistolero »

Depuis son arrivée à Benfica, au Portugal, il y a deux ans, l’attaquant affole les compteurs. 22 buts en 45 matchs en 2015-2016, 24 bus en 43 matchs l’an dernier. Mitrogolu se présente comme l’un des canonniers européens les plus prolifiques du continent. Une tendance qui lui vaut d’être classé régulièrement dans le palmarès des meilleurs buteurs des championnats grec puis portugais. Une réussite que la star de la sélection grecque (54 matchs, 13 buts) célèbre de manière caractéristique, en mimant des coups de pistolet. Un hommage selon lui à la représentation en forme de canon du trophée de meilleur buteur de Bundesliga, la première division allemande. 

Des mercatos brûlants

Un temps annoncé au Borussia Dortmund pour prendre la succession de Robert Lewandoski, parti au Bayern Munich, Mitroglou a souvent trouvé bonne place dans les rubriques « transfert ». En février dernier, le club chinois de Tianjin Quanjian, entraîné par Fabio Cannavaro, est prêt à sortir son carnet de chèque pour ravir la perle grecque. Une offre de 45 millions d’euros tombe sur le bureau des dirigeants du Benfica qui refuse néanmoins de céder. Surtout, l’attaquant ne souhaite pas s’exiler dans un championnat moins compétitif. A bientôt 30 ans, rejoindre l'OM lui permettrait de se tester dans un championnat majeur, après l'échec de son prêt à Fulham, en Premier League (3 matchs en 2014). 


Style de jeu : robuste mais pas manchot

Le profil du joueur grec colle parfaitement avec le portrait-robot du numéro 9 recherché par Rudy Garcia et Andoni Zubizarreta depuis plusieurs mois. Avec son physique de déménageur (1,88m pour 86 kg), ce beau bébé de 29 ans pèse sur les défenses adverses et permet au bloc équipe de remonter. Une carte tactique dont ne dispose pas aujourd’hui l’entraîneur marseillais dans son effectif. Robuste, Mitroglou est un peu plus que cela. Les supporters lisboètes l’ont ainsi vu réussir des gestes techniques de classe, comme en mars 2017 contre Belenenses. Un atout supplémentaire pour séduire l’exigeant et passionné public de l’Orange Vélodrome.

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