Default profile photo

18 Novembre 2017 | 29, Heshvan 5778 | Mise à jour le 17/11/2017 à 12h11

25 novembre - Chabbat Vayétsé : 16h43 - 17h53

Rubrique Israël

En frappant le site chimique de Mesyaf, Israël réaffirme ses lignes rouges

La ville de Mesyaf accueille le programme chimique de l’armée syrienne via le Centre de recherches et d’études scientifiques de Syrie (Flash 90).

Le raid opéré la nuit dernière aurait fait deux morts selon un communiqué de l'armée syrienne.

L’armée de l’air israélienne a mené, dans la nuit de mercredi à jeudi 7 septembre, plusieurs raids contre une infrastructure militaire syrienne, près de Mesyaf. La localité, située à l’est de Tartous, accueille le programme chimique de l’armée syrienne via le Centre de recherches et d’études scientifiques de Syrie (SSRC).  

« Des avions de guerre israéliens ont tiré à 02h42 des missiles depuis l’espace aérien libanais, ciblant une de nos positions militaires à proximité de Mesyaf, et ont provoqué des dégâts matériels et la mort de deux membres du site », a indiqué l’armée syrienne dans un communiqué.

Les autorités israéliennes n’ont pas confirmé, comme de coutume, cette information, mais celle-ci ne semble faire aucun doute. Pour l’ancien chef d’état-major israélien de l’armée de l’air, Amos Yadlin, l’Etat hébreu envoie par ces frappes un triple message. « Premièrement, Israël ne permettra pas le renforcement et la production d’armes stratégiques. Deuxièmement, Israël entend renforcer ses lignes rouges malgré le fait que les grandes puissances les ignorent. Troisièmement, la présence de la défense aérienne russe n’empêche des raids attribués à Israël », analyse M. Yadlin sur Twitter.


Une centaine de frappes israéliennes depuis 2011

Depuis 2012, Jérusalem a mené de nombreux raids dans le pays, notamment pour éviter le transfert d’armes vers le Hezbollah. Dans une récente interview au Haaretz, le chef d’état-major de l’armée de l’air, Amir Eschel, qui devait quitter ses fonctions sous peu, révélait qu’une centaine de frappes avaient été menées sur le territoire israélien.  

 Ces frappes interviennent au lendemain de l’accusation portée, pour la première fois, par des enquêteurs de l’ONU concernant l’attaque chimique à Khan Cheikhoun, le 4 avril. Ceux-ci affirment la responsabilité du régime syrien dans cette opération, l’accusant de « crime de guerre ».

Powered by Edreams Factory