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18 Novembre 2017 | 29, Heshvan 5778 | Mise à jour le 17/11/2017 à 12h11

25 novembre - Chabbat Vayétsé : 16h43 - 17h53

Rubrique Israël

Ce qu’a dit Manuel Valls à Herzliya au sommet de la lutte contre le terrorisme

Manuel Valls aux côtés de la ministre israélienne de la Justice, Ayelet Shaked (Twitter).

Invité par l'Institut international pour le contre-terrorisme (ICT), l'ancien premier ministre a affiché sa proximité intellectuelle avec Israël sur plusieurs questions stratégiques.

Invité  du sommet international de lutte contre le terrorisme, organisé à Herzliya depuis le début de semaine par le think tank israélien Institut international pour le contre-terrorisme (ICT), Manuel Valls a délivré sa vision de la menace djihadiste et des moyen d’y faire face. L’ancien premier ministre, aujourd’hui député apparenté La République en marche, en a profité pour rappeler la proximité entre Paris et Jérusalem. « La France et Israël ont une relation profonde, historique et fraternelle », a-t-il affirmé, lundi 11 septembre. La conférence se prolongera jusqu'au 14 septembre et réunit spécialistes, praticiens et politiques israéliens et étrangers confrontés aux questions de sécurité. 

« C'est le même combat que nous menons à Paris, à Bruxelles, à Barcelone et à Tel Aviv ou Jérusalem », a ajouté M. Valls, seize ans après les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis. « L'attentat du 8 juin 2016 dans un café de Tel-Aviv ayant fait 4 morts est un attentat islamiste ». Selon lui, face à cet « ennemi commun » qui a « déclaré la guerre » aux démocraties, c’est une bataille de fonds qui doit être engagé. A ses yeux, « le rôle des responsables politiques est de dire la vérité ».


Pas de causalité entre islamophobie et attentats

En la matière, le député LREM ne se paie pas de mots. Le danger est le « terrorisme islamiste » face auquel une « bataille idéologique » s’impose, notamment au sein même de l’islam.

« Les musulmans, c’est vrai en France et dans le monde, sont pris en otages. Et il faut désigner clairement les ennemis, les adversaires, ceux qui sont au cœur de cette dérive : c’est le salafisme et les Frères musulmans. »

Avant d’enfoncer le clou contre la thèse d’une causalité entre islamophobie et passage à l’acte terroriste. « Je veux rappeler avec force que ce n’est pas "l’islamophobie" qui provoque les attentats. Ce sont les attentats qui peuvent parfois malheureusement provoquer un sentiment anti-musulman et des actes anti-musulmans, et qu’il faut combattre avec la plus grande énergie. »


La conférence en intégralité

Face au public d’experts, l’ancien premier ministre a également souligné que « l'antisionisme est une nouvelle forme d'antisémitisme, sur fond de conflit israélo-palestinien », se félicitant de voir le président français Emmanuel Macron, reprendre « mot pour mot » cette définition, lors de la commémoration du 75e anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv, le 16 juillet dernier.

Les dernières minutes de cette intervention d’une vingtaine de minutes ont permis à Manuel Valls, affublé d’un nouveau bouc barbe, d’insister sur le défi posé par les ambitions géopolitiques de l’Iran, perçues en Israël comme le défi numéro 1 à la sécurité du pays.

« J'entends avec beaucoup d'intérêt la préoccupation d'Israël concernant la montée en puissance de l'Iran », a affirmé l’ancien chef de gouvernement français, qui a rappelé son soutien à l’accord sur le nucléaire signé en 2015 (JCPOA).  « Les ambitions stratégique de l’Iran dans la région ne concernent pas qu’Israël. Et ce, même s’il faut écouter les discours des politiques iraniens sur leur volonté de détruire Israël. Ça nous concerne tous. C’est l’équilibre du monde et dans cet équilibre là, nous sommes nous nous Européens, nous la France, directement concernés ». Une analyse, une de plus, qui ne manquera pas de renforcer la côte de popularité de l’ancien maire d’Evry parmi les amis d’Israël.

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